Redécouvrez saint Antoine et les Tentations!

Par | 13 mai 2019

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Écoutez la nouvelle vidéo sur les chants de l’Ordre Antonin!

Dans le cadre du Financement Participatif Helloasso, nous souhaitons vous faire entrer dans l’épisode des Tentations de saint Antoine par les œuvres d’art elles-mêmes!

Assailli par les démons, Antoine, exsangue, sans force, voyant enfin un rayon de lumière traverser le tombeau où il était reclus, s’adressa à l’aide divine et s’écria : « Où étais-tu ? Pourquoi ne t’es-tu pas manifesté dès le début pour faire cesser mes douleurs ? » (chap. 10, 2 de la Vie d’Antoine par Athanase d’Alexandrie). Dieu, qui avait observé les combats de l’anachorète, libéra Antoine du poids des démons et, pour couronner la lutte du saint contre les forces du mal, lui adressa l’une des plus belles promesses de postérité spirituelle : « J’étais là, Antoine, mais j’attendais, pour te voir combattre. Puisque tu as tenu bon et n’as pas subi de défaite, je serai toujours ton défenseur et je te rendrai célèbre en tout lieu » (Vie d’Antoine 10, 3).

La phrase en latin que l’on peut apercevoir dans la vidéo écrite sur le volet droit du cœur du retable d’Issenheim (en bas à droite), chef d’œuvre de Matthias Grünewald (1470-1528), reprend l’appel d’Antoine décrit par Athanase : « Ubi eras, Ihesu bone, ubi eras ? quare non affuisti ut sanares vulnera mea? ». L’office de saint Antoine abbé redécouvert récemment retient surtout quant à lui la bénédiction divine préfigurant l’entrée du saint dans la gloire : « Quoniam viriliter dimicasti, ecce ego tecum sum, et faciam te in toto orbe nominari », en particulier dans l’alléluia Vox de cœlo et l’offertoire Inclito Antonio. Vous pouvez entendre dans cette vidéo des extraits de ces deux pièces dans leur version monodique, tirée du plain-chant antonin, et polyphonique, composée par Guillaume Dufay (vers 1400-1474)  ou l’un de ses élèves, enregistrées le 6 avril dernier dans l’église Saint-Antoine des Quinze-Vingts.

Nous attirons l’œil du spectateur dans la vidéo sur la présence du Christ contenu soit dans une mandorle, soit représenté « en chair et en os » comme dans la version du Triptyque de Jérôme Bosch (vers 1501). Sa présence souvent lumineuse et nimbée, bien que discrète, se dissimule en arrière-fond du chaos des Tentations et crée une échappée lumineuse qui vient soutenir l’âme d’Antoine.

En faisant un don, vous nous permettrez d’enregistrer ces œuvres et bien d’autres encore dans l’église abbatiale de Saint-Antoine (Isère) et vous bénéficierez de contreparties originales proposées par l’Association Française des Amis des Antonins (AFAA) et par l’association Vox In Rama, dont bien sûr le CD de ce programme inédit. Découvrez-les des maintenant!

 

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